Les sites spécialisés permettent des recherches mieux
ciblées, mais pour des raisons d'éthique peuvent retirer
les données trop récentes.
5.1. Portée
Nous allons ici parler des données à accès
limité pour différentes raisons:
Période récente interdite (les derniers 75, 90,
100, 150 ans, etc. sont interdits au public)
Publication interdite avant le décès
La période interdite varie selon les lois locales, les
recommandations de certains organismes ou le code
d'éthique. Certains parlent de la loi des 100 ans comme si
c'était une loi universelle, mais à vrai dire, il s'agit
d'une loi précise visant une action précise (en France,
l'état civil est versé aux archives
départementales après 100 ans, par bloc de 10 ans).
Les durées varient énormément. Ainsi,
l'état civil du Québec versait les registres aux archives
après 90 ans (mais avec la publication des microfilms Drouin,
cela n'aura de signification qu'en 2030), alors que la
sécurité sociale américaine vend l'accès
à ses dossiers après le décès de la
personne concernée.
5.2. FamilySearch
Les Mormons, ou Église de Jésus-Christ des Saints du
Dernier Jour (abrévié SDJ) ou Latter Day Saints church
(abrévié LDS), font de la généalogie pour
gagner leur ciel. Il en résultat qu'ils mettent beaucoup
de ressources à la disposition de la généalogie,
dont la plus grande bibliothèque privée de
généalogie, d'importantes bases de données
disponibles gratuitement sur Internet ou à bas prix sur
cédérom, des millions de microfilms (visibles dans leurs
centres d'histoire familiale locaux ou certaines bibliothèques
agrées) et même un logiciel de généalogie
(PAF).
Leur principal site Internet est www.familysearch.org
(un site personnel explique en français ce qu'on peut y trouver:
www.jocorama.net/sdj/).
Depuis la page d'accueil, on a 3 choix principaux: recherches, partage
des données (via leurs bases) et l'accès au catalogue de
leur bibliothèque. Je parlerai des recherches plus bas.
Le partage des données se fait par une série de CD-ROM
appelée Pedigree Files. Une partie de ces données
se retrouve dans la partie Recherches, mais c'est avec les CD-ROM que
l'on a un maximum de données. Ces disques sont
annoncés dans la boutique, au prix de 8$ US l'unité, 5
pour 22.50$ et 25 pour 59$. La série Pedigree remplace la
série Ancestral File, la principal différence
étant qu'avec AF, on essayait d'éliminer les
données en double. On comprendra que chacun ayant sa
vision de la généalogie, la qualité du produit
varie beaucoup. De plus, si quelqu'un corrige ses données,
elles se retrouveront sur un autre CD et les anciennes versions ne
seront plus corrigées. En théorie, ces informations
ne sont utiles que pour les cas désespérés ou si
on veut retrouver tous les descendants, car le taux d'erreurs
étant élevé, il est important de tout
revérifier, plus qu'avec un répertoire.
Le catalogue indique la liste des livres et microfilms disponibles chez
les Mormons. Les livres sont ceux du centre de Salt Lake City
(donc pas de circulation) et portent une cote Dewey. Les
microfilms et microfiches peuvent être commandés au centre
locale (comme ceux de la rue Delorimier et de LaSalle) à moins
de restrictions. Les microfilms portent un numéro de 7
chiffres à partir de 0000001. Les microfiches
débutent avec 6000000. Il est important de se rappeler
que, pour le moment et pour quelques années, ces microfilms ne
se trouvent pas sur Internet (mais d'ici quelques années, il est
probable qu'ils y seront).
La recherche vous conduit à un écran comme le suivant:
La section en beige permet de choisir une resource en
particulier. La section en blanc permet la saisie des
données pour la recherche proprement dite. Si vous
choisissez une ressource précise, l'écran de saisie est
modifié en conséquence.
Les principales ressources sont:
Ancestral File ou AF. Il s'agit d'une collection de
fichiers GEDCOM donnés par des Mormons ou des
généalogistes non-mormons. Dans cette série,
abandonnée par la suite, on a tenté d'éliminer les
fiches en double. À utiliser à titre indicatif et
à revérifier.
Recensements. Un projet bénévole de 20 ans a
permis d'indexer au complet les recensements de 1880 aux
États-Unis et 1881 au Canada et au Royaume-Uni. Notez que
les noms, endroits et métiers sont souvent mal lus quand il
s'agit de francophones. Le PRDH prévoit publier sa version
en corrigeant les termes en français et Ancestry.com semble
aussi offrir la même base de données puisque ce serveur
offre, contre paiement, d'afficher l'image du recensement
original. Produit disponible sur CD-ROM (disponible à la
SGCF pour le Canada et les États-Unis). La recherche peut
être restreinte à un pays, une province, un comté
et même un endroit (village, paroisse).
International Genealogical Index ou IGI. Dans le cadre de
leur religion, les Mormons baptisent leurs morts et reconstituent leurs
familles. L'IGI est un résultat de cette opération
et reprend les données provenant d'une fiche familiale de
saisie. Sont retenues les parents de la fiche et les enfants,
ainsi que les dates de naissance des enfants et de mariage des
parents. On peut donc reconstituer une famille, mais pas la
rattacher aux autres générations. Il y a aussi un
numéro de lot pour le traitement et une certaine
codification. Il semble y avoir certains dépouillements de
paroisse. À utiliser à titre indicatif et à
revérifier.
Pedigree Resource File. C'est la version moderne des
fichiers AF, que l'on peut acheter à peu de frais, et qui sont
diffusés le plus rapidement possible. Donc, pas de
traitement et on revend les données telles que
reçues.
À utiliser à titre indicatif et à
revérifier.
Décès de la sécurité sociale
américaine. Aux États-Unis, quand une personne est
décédée, on peut récupérer son
dossier de sécurité sociale, mais le prix est
élevé. Par contre, les données de l'index
permettent de retrouver un décès et avec la naissance, de
faire le rattachement. Ces fiches débutent vers 1935, mais
ce n'est qu'à partir des années 1960 que cela devient
assez complet (mais il y a beaucoup d'oublis). De plus, si la
personne n'est pas inscrite, elle n'est pas dans l'index.
Index d'état civil. Il s'agit de relevés
faits par des bénévoles. La couverture est
relativement faible, quoique certaines régions de France soit
relativement bien couvertes (mais moins que ce que vendent les cercles
généalogiques régionaux). Sur Internet, on
ne trouve que la Scandinavie, alors que la SGCF a sur CD-ROM les
données de France.
Sites web. Un petit nombre de sites de
généalogie ont été indexés.
L'écran de saisie est relativement complet, ce qui ne signifie
pas que toutes les données soient utilisées pour une
recherche ! En effet, si vous saisissez le nom du conjoint, il
n'est en général pas utilisé pour la recherche.
Une case permet d'utiliser le nom exact "Use exact spelling" ou le nom
approximatif, ce qui permet de trouver certaines variations, mais pas
toutes. L'algorithme n'est pas évident à
identifier. Ainsi, Francois Beauregar trouve Francois Bauregard
mais pas Francois Beauregard. Par ailleurs, en mentionnant le nom
d'un pays, cela ne limitera pas la recherche aux données du pays
(recensement canadien si on choisit Canada), mais bien aux
données rattachées à ce pays (donc, dans le
recensement américain, les personnes nées au Canada
seraient aussi affichées).
Précisons au départ que l'accès est gratuit ou
payant selon la base et l'abonnement choisi et qu'à l'occasion,
Ancestry permet de consulter certaines bases durant quelques
jours. La SGCF a pris un tel abonnement, tout comme la QFHS de
Pointe-Claire et la bibliothèque des Mormons de La Salle.
L'écran de saisie présenté par défaut sur
la page d'accueil ne montre aucune des restrictions. Le visiteur
peut au choix sélectionner une banque de données ou faire
immédiatement une recherche. Dans ce dernier cas, la
recherche se fait parmi toutes les bases et avec le nom tel que
saisi. L'écran ci-dessous n'est pas entièrement
fonctionnel et ne sert qu'à illustrer les explications.
Vous pouvez faire tout de suite une recherche, par exemple en
saisissant dans (1)
le prénom et le nom de famille d'un ancêtre
recherché. Vous pouvez préciser la région ou
les années pour réduire le nombre d'informations
trouvées. Pour obtenir des résultats, on clique sur
le bouton Search.
Le résultat est un grand tableau divisé en sections.
La 1re section contient les bases de données en vedette (featured databases). Il
s'agit d'une sélection de bases pour la semaine.
Les sections suivantes présentent les résultats suivants
les principales banques de données disponibles. Ainsi, il
y a une section pour les recensements, une pour l'état civil,
une pour les journaux, etc. Ces résultats ne sont pas
toujours complets. Ainsi, la section des recensements
présente les plus populaires, mais en cliquant surview
all (nom de la base) results, vous aurez les autres recensements
(et le nombre total de résultats)..
On choisit alors un lien pour voir les résultats. S'il y a
un cadenas, c'est qu'on n'est pas abonné à cette
base. La SGCF a surtout les index et images de recensements, et
l'état civil. La colonne "matches" indique le nombre de
résultats, alors que la colonne info
permet d'avoir une description de la base en question.
Au bas de l'écran, une nouvelle interface de saisie est
proposée. Elle est similaire à celle de la page
d'accueil, mais vous pouvez ajouter une recherche par soundex
(beauregard trouvera beaureguard et beaurgar, mais aussi brasseur et
bourcier), choisir une banque de données, ajouter un
mot-clé et décider si ce mot-clé est près
du nom recherché.
5.3.2. Recherche spécialisée
Si vous choisissez une ressource précise depuis la page
d'accueil ou après une première recherche, vous obtenez
une interface adaptée à la recherche en question.
Cela vous permettra par exemple de limiter la recherche à un
recensement ou d'explorer les données d'une base
précise. Il faut vraiment jouer avec les différents
parcours pour voir les différentes possibilités. Il
faut aussi se rappeler de l'importance de l'investissement financier:
Ancestry fera tout pour rentabiliser son investissement, ce qui peut
parfois signifier que la recherche est moins efficace que dans un monde
idéal.
Certains services sont disponibles gratuitement ailleurs et payants sur
Ancestry. Ainsi, l'index des décès de
l'assurance-social est gratuit sur FamilySearch.
5.3.3. Mise en garde
Si vous décidez de vous abonner à la maison à ce
service, il est très important de savoir vous débrouiller
en anglais car la procédure pour se désabonner est
compliquée. Si vous ne dites rien, vous serez
réabonné automatiquement après un an.
5.4. Geneanet
Geneanet (www.geneanet.org) a
été le premier grand site français de recherches
en généalogie. Il a repris un concept devenu
archaïque, celui des Tiny Tafel qui existait quand les babillards
électroniques (BBS) étaient populaires. Le
système consiste à extraire les noms de famille de vos
données et à faire une base de données avec le
résultat. Si le format Geneanet est un peu
différent du format TT, le but est similaire: pour chaque nom,
on aurait les années limites (le plus souvent, la 1re naissance
et le dernier décès, mais pas de date de mariage) et les
lieux mentionnés. Aucun prénom et dans le cas des
Québécois qui descendent d'une poignée de colons
venus avant 1700, il est presque impossible de faire la distinction
entre les données théoriques (tel immigrant
déclare venir de La Rochelle par exemple) et réelles
(notre immigrant est né à Poitiers, mais a pris le bateau
à La Rochelle). Donc, pour des noms populaires,
l'utilité est très limitée. Par contre, si
le nom est rare, si vous recherchez un immigrant dont peu de personnes
descendent ou si on vient à peine de découvrir le nom
réel de la mère d'un immigrant, cette base peut devenir
utile.
Mais, un des principaux inconvénients de Geneanet, c'est que
l'index seul est inutilisable et qu'on a indexé un grand nombre
de ressources qui ne sont pas disponibles sur Internet ou qui sont des
données personnelles nécessitant l'envoi d'un
message. Donc, vous pouvez trouver le nom recherché, mais
la référence est une publication disponible seulement en
France, une base de données, un CD-ROM ou l'adresse du courriel
de quelqu'un qui lit ses messages une fois par année.
Geneanet offre aussi Geneaseek,
un moteur de recherches visant les pages de
généalogie. Un Américain est en train de
refaire le même système en fonction des besoins
américains, en débutant avec un projet appelé LinkPendium et visant à
faire la liste des sites qui seront indexés. Dans ce
dernier, la plupart des liens sont faits dans des sites
détaillant les États-Unis jusqu'au niveau des
comtés. Un même site peut donc être
indexé plus de 3000 fois. De même, les sites avec
noms de famille sont indexés pour chacun des noms de famille qui
s'y trouvent, ce qui multiplie aussi facilement le nombre de
liens. Par contre, en ayant déjà les sites les plus
populaires, on peut se concentrer sur les sites portant uniquement sur
une région précise ou sur un nom précis.
Mais l'approche de Geneaseek (que j'avais proposée à
l'époque) est plus efficace à mon avis car les gens
hésiteront à ajouter le 1123123e lien !
5.5. Autres services de recherche et bases de données
Quelques sites ont des bases de données que je décrirai
plus bas. Le nombre de données est loin de ce que l'on
trouve dans les sites précédents, mais comme il s'agit le
plus souvent de ressources spécialisées ou
régionales, leur utilité sera
appréciée. Il est à noter que je ne vais pas
faire la liste de toutes les bases de données disponibles.
Je vais omettre les bases dont les propriétaires ont
été désagréables à mon endroit (cela
va de l'attaque par l'inondation par courriel jusqu'aux menaces de
mort).
Je vais donc décrire plus bas les principaux services gratuits
ou commerciaux de généalogie avec des bases de
données intéressantes et les sites de
référence.
Un site que j'appréciais beaucoup est maintenant
fermé. Il s'agit de www.gendex.com
qui permettait une
recherche parmi les sites web. Le coût d'un tel service et
la faiblesse des revenus ont eu raison de son gestionnaire. Il
est d'ailleurs utile de se demander si de tels services peuvent se
rentabiliser quand la clientèle type prévoit ne rien
payer ! Par ailleurs, des serveurs comme FamilySearch et
GeneaSeek (qui font des recherches parmi les sites de
généalogie) peuvent jouer le même rôle s'ils
reprennent le même fonctionnement.
5.6. Principales bases québécoises ou canadiennes
5.6.1. Le PRDH
Le premier gros site commercial de généalogie au
Québec est celui du PRDH. Il offre
(contre abonnement) 3 bases principales: les données brutes, les
familles reconstituées et les filiations. On peut aussi
faire une recherche gratuite pour savoir si tel couple est
mentionné, par exemple.
Les données brutes sont disponibles à la SGCF et
dans un certain nombre de bibliothèques sur CD-ROM.
Toutefois, quand des corrections sont apportées, les CD-ROM ne
sont pas modifiés, alors que la base sur Internet est mise
à jour en fonction des corrections et même des
ajouts. Ces données brutes contiennent les bms catholiques
du Québec de 1621 à 1799, les abjurations, annulations et
revalidations de mariage, confirmations, témoignages de
liberté au mariage et listes d'immigrants du régime
français, les hospitalisations avant 1723 (Archiv-Histo a
publié la suite sur CD-ROM) et les recensements jusqu'en 1765
(mais pas les listes de paroissiens). Les protestants sont en
général exclus (mais il y a sur le CD-ROM au moins le
baptême anglican de Jean Ernest Lippé en 1764). Plus
de 3000 contrats de mariage y sont résumés, dont certains
ne sont pas dans Parchemin (datés de 1785-1799 ou perdus et
mentionnés dans d'autres actes ou sources). Les
sépultures de la période 1800-1849 ont été
ajoutées au site web seulement.
Recherche gratuite: mention des individus par acte, avec
l'année, le type et l'endroit de chaque acte et le rôle de
l'individu.
Les familles reconstituées sont un peu la suite du DGFQ de
René Jetté. Toutefois, les actes en dehors du
Québec sont souvent ignorés, sauf les naissances des
migrants ou les mariages permettant de compléter une
filiation. Ainsi, les Québécois mariés en
Louisiane ou retournés en France n'apparaissent pas, mais un
immigrant marié à Détroit et ayant eu des enfants
à Montréal sera mentionné. Les protestants
sont également ignorés en général, mais en
1765, ils sont encore peu nombreux en dehors de l'armée.
Les longues filiations en France et les références
manquent également. Cette base de données est aussi
sur le CD-ROM du DGQA à la SGCF.
Recherche gratuite: année et lieu de naissance de
l'individu. Une colonne indique le nom du père, mais elle
est vide !
Les filiations avant 1800. Il s'agit d'une
exclusivité du site (mais j'ai un contenu équivalent dans
une base personnelle disponible à la SGCF, ma base couvrant en
partie les autres colonies françaises du continent et les
racines étrangères). Ici, on aura les unions (donc,
cela comprend les couples dont le mariage est introuvable ou ayant eu
des enfants hors-mariage) avant 1800 et les filiations entre ces
familles.
Recherche gratuite: année et lieu de mariage du couple,
5.6.2. Genealogie.org
Le CGFA, ou Centre de
généalogie francophone d'Amérique, est une
coopérative parrainée par la Société de
généalogie et d'archives de Rimouski. Il s'agit
d'un organisme indépendant toutefois, et non d'une
filiale. Il regroupe un certain nombre de service, donc
l'hébergement des pages web d'un grand nombre de
sociétés de généalogie et d'associations de
famille. Il offre des bases de données communautaire dont
l'accès est gratuite mais nécessite un abonnement.
Il y a une base locale qui semble mise à jour 2 fois par
année. En septembre 2004, on y lit: 4,026,901
d'enregistrements dans 226 bases de données au 4 avril 2004.
5.6.3. Archives nationales du Québec
Les ANQ avaient un certain nombre de bases disponibles dans leurs
locaux. Elles en ont mis plusieurs à la disposition des
internautes. Accès par: www.anq.gouv.qc.ca/conservation/dossiers.htm
Inventaires après décès du District
judiciaire de Rimouski 1822-1918
Contrats de mariage de Charlevoix (1737-1920) et du Saguenay
(1840-1911)
Registres d'écrou (admissions) des prisons de
Québec au 19e siècle
Contrats de mariage de la région de Québec,
1761-1946
Inventaires après décès de la région
de Montréal, 1791-1840
Autres bases.
5.6.4. Archives nationales du Canada
Les ANC sont les anciennes APC, maintenant fusionnées avec la
bibliothèque nationale du Canada et donc sur le point de changer
de nom à nouveau. Elles ont un certain nombre de bases
concernant les Québécois, mais aussi les autres
provinces. Accès depuis le centre canadien de
généalogie.
Liste des recensements
Images du recensement de 1901
Plusieurs index d'immigrants, de concessions de terre, de
militaires et de maîtres de poste
5.6.5. Index des recensements de 1901 et 1911
Un groupe privé a indexé le recensement de 1901 et est en train d'indexer celui de
1911. Le logiciel fourni utilise les images du site des ANC et
des bénévoles font la saisie des actes à
distance. Il est aussi possible de proposer des
corrections. L'index n'est toutefois pas normalisé et l'on
trouve sur des lignes consécutives les différentes
façons d'écrire tel nom.
Les principales bases américaines ont été
décrites en 5.2 et 5.3. Voici les autres sites
intéressants.
5.7.1. Rootsweb
Rootsweb est la plus ancienne
coopérative de généalogie sur Internet et la plus
grosse. En 2001, le directeur technique parlait de 3
téraoctets d'espace disponible sur disque (ou 3 000 gigaoctets
ou 3 millions de millions de caractères). Le site
héberge un grand nombre de listes patronymiques et
régionales, beaucoup de sites dans le cadre du projet US Genweb,
plusieurs bases de données et des pages personnelles. Il a
été victime de son succès, si on peut dire, et
comme les revenus ne rattrappaient pas les dépenses, le site a
été acheté par Ancestry.com. Rootsweb est
toutefois demeuré un site indépendant, mais avec un grand
nombre de bannières sollicitant les services d'Ancestry.
5.7.2. Liste de Cyndi
Quand les sites web de généalogie se sont
multipliés, plusieurs sites ont offert des listes de
sites. Le site qui est devenu la référence dans le
domaine est la liste de Cyndi (Cyndi's List), situé à www.cyndislist.com/ En
octobre 2004, le site offre plus de 240 000 liens vers
différents sites dans 150 catégories. Comme tout le
monde se connaissait aux débuts de la généalogie,
j'ai rencontré Cyndi Howell lors du congrès de la NGS en
2001 et elle m'avait présenté à Karen Isaacson,
cofondatrice de Rootsweb.
5.7.3. Projets World Genweb
Quand les Américains ont commencé à multiplier les
sites spécialisés, un groupe s'est formé dans le
but de cataloguer tous ces sites. Le concept de base était
de faire un catalogue hiérarchisé de tout ce qui
était disponible pour les généalogistes sur
Internet. Le Kentucky a lancé le mouvement.
Le projet Worldgenweb fournit
une liste de régions auxquelles se rattachent chaque pays, avec
un bénévole à sa tête. Ceux-ci
coordonnent ensuite un effort au niveau du pays et de ses
régions et sous-régions (avec délégation
possible des pouvoirs, selon la population du pays). Le
coordinateur n'est pas nécessairement quelqu'un du pays en
question et dans certains cas, ne parle pas la langue locale.
Le projet USgenweb s'est
formé dans ce cadre. Il a un sous-niveau par état,
et un sous-sous-niveau par comté (les comtés étant
des entités administratives réelles aux
États-Unis). Il a suivi la consigne, si on veut, et
même s'il y a un manque de volontaires (chacun voudrait
s'impliquer dans une région qui l'intéresse), le projet
continue à bien fonctionner. Selon les int`rêts de
chacun, on trouve des listes plus ou moins complètes de liens
locaux, quand il ne s'agit pas de données.
J'ai formé les projets CanadaGenweb et QuebecGenweb en 1996, en
m'inspirant de la structure du projet en Nouvelle-Zélande.
Je m'étais fixé quelques objectifs, en particulier de
donner à chaque région des assises solides et
d'encourager le bilinguisme à travers le réseau, puis je
me suis retiré. Même si j'ai été le
seul francophone à diriger le projet, le noyau est
demeuré bilingue (même si le français n'est pas
toujours précis). Il faut dire que le projet belge
équivalent est totalement en flamand, même si la Belgique
a plusieurs langues officielles. De plus, la personne qui avait
pris la France au tout début était une Américaine
qui le faisait pour le standing et ne parlait pas un mot de
français.
5.8. Principales bases européennes
En plus de geneanet, voici les principales bases et sites de
référence pour la France et la région voisine.
5.8.1. Geneactes
Alors que certains Français prennent pour acquis qu'il faut
avoir un nom de site anglophone, Geneactes
a fait preuve d'originalité avec un nom tout en français
!
Geneacte fait l'inventaire des dépouillements
systématiques libres sur Internet. En théorie,
c'est ce que devrait faire FranceGenweb, mais, comme nous le verrons
plus bas, FGW n'a pas suivi le modèle américain des sites
en genweb ! Geneacte permet de choisir un département dans
un premier temps, ou un des pays ou régions indiqués,
puis une commune. On peut alors rechercher parmi près d'un
million d'actes.
5.8.2. Geneabank
Geneabank est un système
coopératif permettant de consulter les bases de données
de plusieurs cercles français. Comme condition
d'utilisation, il faut être membre d'un de ces cercles, ce qui
permet d'obtenir des points. Par la suite, chaque affichage d'un
résultat vous prend un point et si la donnée provient
d'un autre cercle, le point est transféré au cercle qui a
fourni la donnée. Cet échange de points permet
d'équilibrer les consultations entre les cercles
participants. En septembre 2004, le cap des 12 millions d'actes
disponibles était franchi.
Il est à remarquer que la consultation sans être
adhérent est parfois possible, par le biais de services
commerciaux. Ce ne sont pas tous les cercles qui jouent sur tous
les tableaux et il convient donc de regarder les possibilités
pour la région qui vous intéresse.
5.8.3. Les archives départementales
Les AD commencent à rendre disponibles sur Internet des copies
des actes d'état civil.
Côtes-d'Armor (22) - Site: archives.cg22.fr/ (Index d'un
million d'actes)
Mayenne (53) - C'est le précurseur. Site: www.lamayenne.fr/?SectionId=315
(a changé plusieurs fois d'adresse) (Actes d'état civil)
Savoie (73) - Site: www.sabaudia.org/
(Actes d'état civil, service payant)
Yvelines (78) - Site: www.cg78.fr/
(Actes d'état civil, choisir menu culture puis archives
historiues)
Les cercles généalogiques ont fait leur apparition en
France dans les années 1950. Ils n'ont commencé
à gagner en popularité que dans les années 1980,
ce qui explique le retard à faire des répertoires.
Mais quand ils ont commencé, beaucoup l'ont fait en fonction des
canaux de diffusion du moment, c'est-à-dire le Minitel. Il
en résulte que peu de cercles font des relevés de
façon systématique et sur papier comme au Québec;
par contre, les données sont souvent informatisées.
On a aussi privilégié la fabrication d'index et la
consultation des actes originaux, ce qui a réduit
l'opportunité de diffuser à grande échelle et a
encouragé les cercles à attirer les adhérents chez
eux au lieu de travailler à distance. Également, le
prêt de microfilms entre centres d'archives (AD) est rare.
Cela a donné la situation actuelle:
peu de répertoires imprimés, le plus souvent
disponibles au cercle (ou aux cercles de l'union lors qu'il y a une
union régionale) et aux AD, ou vendus seulement aux membres ou
vendus à prix d'or;
vente à l'acte par Minitel (donc, restriction à la
France et prix élevé, de l'ordre de 1 à 2$ la
minute);
réticences de nombreux cercles contre la diffusion
gratuite, même limitée à leurs adhérents;
passage graduel à Internet, avec des prix
élevés et un petit nombre de prestataires.
S'il s'agit de tendances, il faut préciser que tous les cercles
ne sont pas aussi restrictifs. Certains ont placé leurs
données sur un serveur gratuit (comme Genearmor, 22).
D'autres participent à des projets de type coopératif
comme Geneabank pour que leurs membres puissent consulter leurs
relevés. D'autres encore utilisent une
variété de moyens de diffusion, afin de plaire à
tout le monde (CD-ROM, Minitel à différents tarifs,
plusieurs sites sur Internet, copies sur papier). Et dans l'autre
sens, certains ripostent avec vigueur si quelqu'un offre la
consultation de ces relevés. On pourrait dire que chaque
département et chaque cercle a ses habitudes. Il convient
donc de s'informer localement et d'examiner comment sont
diffusés les actes qui vous intéressent.
Les services commerciaux vont en général revendre le
travail des cercles. SWIC était le principal prestataire
sur Minitel, mais s'est fait damer le pion par Triatel sur
Internet. Le site de SWIC contient donc 2 listes, ce qui est
offert par le Minitel et ce qui est disponible sur Internet. Pour
ceux qui ne connaissent pas le Minitel, disons que c'est un petit
écran branché directement au téléphone en
France.
Les données de SWIC sont disponibles par cette entreprise, ainsi que par Genealogie.com. Celles de
Triatel sont diffusées par un portail appartenant à la
fédération française de généalogie (Bigenet). Les tarifs varient
beaucoup, ainsi que la liste des communes couvertes.
5.8.5. Les services d'entraide
Il existe en France 3 services réels d'entraide. Le
fonctionnement est plus ou moins semblable: des bénévoles
peuvent aller aux archives pour rechercher un acte. La
participation aux frais, comme les photocopies, est
appréciée. Beaucoup de bénévoles
participent à 2 réseaux et parfois aux 3. Notez que
certains services peuvent couvrir la Belgique, la Suisse et même
le Québec.
Le plus ancien est FranceGenweb (FGW),
l'ancienne filiale française du WorldGenweb devenue
indépendante. L'organisme offre un grand nombre de bases
de données spécialisées.
Le Fil d'Ariane s'est
détaché de FGW pour des raisons vaguement
personnelles. Il couvre lui aussi l'ensemble de la France.
Amicale
Généalogie, le dernier, a été
formé par des dissidents de l'AFG qui en avaient assez des
techniques d'intimidation et autres. Il couvre moins de
départements.
Il faut éviter l'AFG et ses filiales, comme ma-genealogie.org et
AGI (un catalogue qui n'est plus à date du tout). Beaucoup
de gens se sont plaints d'intimidation, de demandes de paiement (pour
un service que l'AFG ne paie pas), de copies d'actes payés et
jamais livrés.
5.8.6. Autres bases
On trouve un certain nombre de bases utiles pour la
généalogie.
Le groupe de Geneapass, Alliance-Généalogie
et GeneaFrance,
piloté par France Apprill et Serge Busiau, fournit un
répertoire d'informations et des liens choisis pour aider le
débutant comme l'habitué. Les liens ne sont pas
limités à la France.
Le Fichier Origine
de Marcel Fournier et le Projet Prefen
d'Yves Landry sont des projets officiels de publication d'actes
trouvés en France. Le FO contient en théorie des
actes trouvés en France d'immigrants venus au Québec (en
fait, il y a au moins 460 actes mentionnés qui ne sont pas soit
des actes trouvés en France, soit des actes sur l'origine
réelle d'un immigrant) et on trouve beaucoup de
références erronées (quand j'ai quitté le
FO, on a sabordé mon système pour empêcher le
retour des erreurs). Prefen couvre le Québec et l'Acadie
et si on y trouve moins d'actes, la liste des références
et le nombre de données par personne est beaucoup plus
importante.
Si vous recherchez un endroit en France, je vous suggère 2
solutions. Tout d'abord, le site Gencom
permet d'examiner une région de la France autour de 1760.
En effet, on saisit le nom d'une commune (ou son code) et on obtient un
lien vers la carte de Cassini en couleur ou en noir et blanc (plus
facile à lire), avec le nom des villages et lieux au 18e
siècle. Ensuite, sur le site Gallica de la BNF, vous pouvez
examiner ou télécharger des cartes anciennes et des
livres de référence, comme les pouillés des
provinces ecclésiastiques (liste des paroisses payant une dime
au diocèse). Cliquez sur le lien "Recherche". Les
livres sont en PDF (donc, Acrobat Reader ou équivalent requis).