1. Recherche bibliographique

La recherche bibliographique constitue l'élément le plus délicat sur le chemin de la découverte de nos racines européennes et parfois représente la seule source qui soit consultée.  Elle a pour but de savoir ce qui est déjà connu sur votre ancêtre.

Jusque vers 1997, de nombreuses recherches ont été faites en France mais en ne visant que certaines familles précises, en général par des descendants de ces familles; en parallèle, quelques chercheurs se sont concentrés sur une région précise ou sur un ensemble de régions, mais ce n'est que récemment que des recherches systématiques sont entamées sur l'ensemble de la France.  En plus du protocole de recherches construit autour du Fichier Origine, Internet permet plus facilement des contacts internationaux et il y a maintenant une certaine coordination des efforts.

Chaque nouvelle découverte, chaque résultat infructueux, chaque tentative d'identification d'un lieu d'origine, ajoute une brique à la maison déjà immense de nos ancêtres.  Il est bien sûr recommandé de débuter avec des sources modernes afin de profiter des briques les mieux placées.  Nous suggérons la séquence suivante de consultation des sources publiques, mais comme chaque livre peut ne pas être disponible dans votre coin, vous pouvez aussi utiliser les ressources auxquelles vous avez accès avant de faire appel au prêt entre bibliothèques.

Il est à remarquer que l'année indiquée (1731 ou 1825 par exemple) est en général celle du mariage du migrant au Québec.  La raison est que l'origine est souvent déduite de ce mariage.  Dans plusieurs cas, le migrant peut être arrivé 10 ans avant son mariage; dans d'autres cas, il s'est marié avant de partir.  Les années ne servent alors que comme références.
 


 

Origines des  
Québécois

  1. Fichier Origine.  Il s'agit d'un fichier Internet retraçant les naissances et baptêmes des migrants venus s'installer dans la vallée laurentienne avant 1865.  À partir de la version 9 (octobre 1999), s'ajoutent les migrants dont une autre trace de la famille fut découverte en France (par exemple, la naissance d'un frère ou le mariage des parents).  Ce fichier ne comprend pas les migrants dont on n'a aucune confirmation en France de leur présence.  Il est donc inutile d'écrire pour dire que tel migrant dont la naissance est encore recherchée, n'y est pas mentionné: c'est normal et aucun changement ne sera fait.
  2. Dictionnaire généalogique de nos Origines (par Denis Beauregard, chez les Productions FrancoGène).  D'abord présenté comme site Web, cet ouvrage est finalement paru en février 1998 sous une forme imprimée avec environ deux fois plus de matériel que l'échantillon encore visible.  En plus des actes trouvés récemment en France pour des migrants venus au Québec avant 1731 (Tome 1 et Supplément) ou après 1730 (Tome 2), on y indique souvent soit des recherches infructueuses sur place, soit d'autres pistes possibles.  Des suppléments sont en préparation suite aux nombreuses découvertes récentes.
  3. Nos Origines en France (par Normand Robert, chez Archiv-Histo).  Reprenant l'origine proposée par le DGFQ (ci-dessous) pour la période avant 1731 et proposant de nouvelles données pour la période de 1731 à 1825, ce répertoire a présenté en 13 volumes chaque région française.  Il est en ce moment le seul outil public à répertorier l'origine de tous les migrants.  A noter que ce travail est basé à la fois sur l'état civil et les registres notariés.  Souvent, l'origine provient de Histor, un répertoire des mariages du Québec de 1731 à 1825.  Parmi les inconvénients, notons qu'il s'agit d'un document sur papier, donc quand on découve une origine plus probable ou une erreur, il est impossible de modifier les copies en circulation (il faut regarder à la fin de chaque volume pour les corrections); par ailleurs, le nom de l'endroit trouvé dans l'acte n'apparaît pas, ce qui rend parfois difficile la recherche sur place par un spécialiste de la région si le lieu proposé n'est pas le bon lieu d'origine.
  4. Dictionnaire généalogique des familles du Québec (par René Jetté, aux P.U.M.).  Aussi appelé le Jetté du nom de son auteur, il s'agit du dictionnaire présentant les premières familles européennes établies au Québec.  En plus des informations biographiques principales, on y trouve en général un lieu d'origine.  Depuis 1983, beaucoup d'origines ont été découvertes, donc il est certain qu'il faut consulter le DGO ou son auteur avant d'entreprendre des recherches en France (mais inutile d'écrire pour avoir tout de suite l'origine de votre ancêtre: attendez la parution des suppléments si vous n'avez pas l'intention de faire des recherches).
  5. Les travaux d'Archange Godbout (1886-1960).  C'est le chercheur qui a trouvé le plus d'actes en France sur nos ancêtres.  Pour cela, il a effectué deux séjours totalisant 6 ans entre 1919 et 1931, puis un troisième peu avant sa mort.  Dans certains cas, les registres qu'il a consultés ont disparu, ce qui rend sa contribution unique.  Si on trouve dans le Jetté (voir ci-haut) les découvertes publiées sur papier pour les migrants venus avant 1731, il faut regarder les travaux de Godbout pour les Acadiens et les migrants venus après 1730.  En particulier: Origine des Familles canadiennes françaises (1925, surtout la Bretagne, le Perche, la Normandie, l'Anjou), Vieilles familles de France en Nouvelle-France (1975, travail posthume présenté par Roland Auger), et Émigration rochelaise en Nouvelle-France (1970).  En plus, le Fonds Archange Godbout, aux ANQ, contient 14 000 pages de notes souvent inédites (voir en particulier les bobines ANQ 154/19 à 25 ou ANQ-Mtl 1661 à 1667).  Ce fonds décrit des découvertes faites dans ces départements: 08, 10, 14, 16, 17, 22, 24, 27, 28, 33, 35, 37, 44, 45, 49, 50, 53, 56, 57, 61, 62, 72, 75 à 80, 85, 86, 91, 95.  Le contenu sera publié dans les suppléments du DGO.
  6. Autres documents.  Le Passeport Sourire dresse une liste des migrants venus de l'Ouest de la France.  Certaines séries biographiques résument les informations sur les migrants, en particulier la série Nos Ancêtres du regretté Gérard Lebel.  On trouvera des bibliographies dans le Jetté (voir ci-haut), le DGO (voir ci-haut) et la Bibliographie annotée d'ouvrages de généalogie de Kathleen de Varennes..


 

Origines des 
Acadiens



Aucun ouvrage ne se concentre sur les origines des Acadiens, aussi faut-il se contenter des travaux généraux sur les Acadiens.  En particulier: 
 
  1. Histoire et généalogie des Acadiens, de Bona Arsenault.  Malgré quelques erreurs (comme l'origine des Hébert qui sont confondus avec des Habert du Québec), on y trouve en général l'origine française pour la période après 1700.  Avant 1700, il y a trop de trous et d'hypothèses.  En particulier, tous ceux qui viennent de Martaizé ou de La Chaussé au Poitou ont une origine hypothétique rarement confirmée sur les lieux.
  2. Le grand arrangement des Acadiens au Québec, d'Adrien Bergeron.  Les remarques précédentes s'appliquent.
  3. Notons le Dictionnaire généalogique des familles Acadiennes, de Stephen White qui doit paraître en 1999.  Le seul écho que nous en ayons est que si le travail sera mieux fait que les précédents, il resterait un grand nombre d'hypothèses d'origine nébuleuse.  White a d'autres publications à son actif.
  4. Publications de Janet Jehn, Dennis Boudreaux et Donald Hebert, Acadian Church Records, les revues de la Société historique acadienne et Acadian Genealogy Exchange, la série Nos Origines en France (voir Québec)


 

Origines des 
Louisianais 
et des habitants 
des Forts 
français 
de l'Ouest



Aucun ouvrage spécialisé ne concerne l'immigration en Louisiane ou dans les forts de l'Ouest.  Il faut donc se concentrer sur les ouvrages généraux et rechercher, en général dans les mariages, l'origine de l'ancêtre.  On remarquera durant la période espagnole que les registres sont plus précis et que si c'est la 2e génération qui a vécu à cette époque, on peut réussir à identifier le lieu d'origine. 
  1. La série Nos Origines en France (voir Québec) inclut plusieurs migrants établis aux Illinois ou au Michigan.
  2. La population des forts français, par Marthe Faribault, indique les anciens actes connus des Forts français de l'Ouest à l'époque de la Nouvelle-France, autour des Grands Lacs et jusqu'aux Illinois.
  3. Registres de Louisiane, en particulier certaines collections couvrant une région ou un diocèse précis (la publication se continue, les années courantes sont indiquées): 
    1. Diocese of Baton Rouge, Catholic Church records (1707-1885, 16 volumes)
    2. Sacramental Records of Archdiocese of New Orleans (1718-1815, 11 volumes)
    3. South Louisiana (1794-1920, 17 volumes)
    4. South-West Louisiana (1756-1903, 35 volumes)

    5.  


 


En plus de tous ces travaux, il y a aussi les 220 livres et revues consultés pour écrire le Dictionnaire Généalogique de nos Origines, la plupart disponibles à Montréal, certains dans d'autres villes, en général dans les bibliothèques des associations généalogiques.  Les revues des associations de famille et les monographies familiales peuvent aussi comprendre de nouvelles informations qui n'ont en général pas encore été utilisées pour le DGO, faute de temps.
 

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