Le cousin d'Amérique

Le Canada à l'est du Québec

Le fait français existe de longue date en dehors du Québec. Ainsi, la première tentative de colonisation de l'Acadie par des Français date de 1598 avec le Marquis de la Roche à l'Île de Sable (près de la Nouvelle-Écosse) avec des prisonniers qu'il ravitaillait chaque année. Nous vous renvoyons au paragraphe sur l'Acadie pour une discussion sur cette ancienne colonie et nous concentrons sur le Canada moins le Québec et l'Acadie ancienne. Notez que Statistique Canada n'indique pas le nombre d'habitants d'origine multiple, « français et autres », ce qui ne permet de donner que des statistiques sur ceux qui n'ont qu'une origine seulement française.

À l'est du Québec, les migrants ont été surtout les Acadiens revenus chez eux après l'exil forcé de 1755-1758. On retrouve aussi la colonie protestante de Lunenburg, en Nouvelle Écosse, qui a débuté vers 1748. Les ressources pour retrouver des migrants français sont limitées à ce qui existe pour tout le monde. Donc, peu de ressources pour une recherche rapide dans cette direction.

Rappelons qu'à l'est du Québec nous trouvons:

Autres ressources sur le Canada: voir le CanadaGenweb

Le Canada à l'ouest du Québec

Le fait français existe de longue date en dehors du Québec. Ainsi, dès 1615, Samuel de Champlain et Étienne Brûlé atteignent les Grands Lacs (Ontario). En 1621, Étienne Brûlé atteint Sault Ste-Marie (Ontario) et en 1657-58, Desgroseillers et Radisson explorent le lac Supérieur et le nord du Mississippi (Illinois). En 1731, La Vérendrye explore plus à l'Ouest. Il atteint les Rocheuses en 1738. Au début, on ne trouve que des postes de traites. Il n'y a pratiquement pas de registres d'état civil et on peut identifier les Français établis dans cette région à l'aide de leurs contrats d'engagement (indiqué par « Engagé ouest » dans le dictionnaire de Jetté), ainsi que dans la correspondance du gouvernement de l'époque. Peu à peu, on commence à trouver des registres d'état civil, mais dans la partie canadienne de l'ouest, il semble que seuls quelques registres soient disponibles (Ontario).

Immédiatement après la Conquête par les Britanniques (1760), l'Ontario n'est presque pas habitée par les Français. En fait, à l'est du Québec, on trouve surtout des centaines de coureurs des bois, quelques-uns vivant avec des Amérindiennes. En parallèle, les Anglais établis à la Baie d'Hudson, construisaient leur propre réseau de traite des fourrures.

La colonisation réelle, soit l'établissement de familles et de villes européennes, commence vers 1775-80, alors que les Loyalistes, quittant les États-Unis en train de conquérir leur indépendance, migrent vers la province de Québec, nom donné par le gouvernement britannique tout de suite après la Conquête au territoire s'étendant de la côte du Labrador jusqu'au Mississippi. Ils se concentrent sur le sud puis l'ouest du Québec actuel (cantons de l'Est ou Estrie, et cantons de l'Ouest), et au sud de l'Ontario. Avec le temps, des francophones du Québec finiront par aller eux aussi en Ontario, se concentrant dans l'est (près de la frontière du Québec) et près du Niagara et de Windsor (en face de Détroit).

Entre-temps, les coureurs de bois plus à l'ouest ont marié des Amérindiennes, souvent selon les coutumes indiennes, donc sans trace dans les registres d'état civil. On trouve donc quelques centaines de Métis francophones dans les provinces actuelles du Manitoba, de Saskatchewan et d'Alberta. Vers la même époque, des Écossais s'établissent aussi et les deux groupes sont à peu près d'importance comparable. Il est d'ailleurs à souligner que beaucoup de ces Écossais sont aussi devenus coureurs des bois. Ces francophones sont en général venus du Québec, parfois dès le 18e siècle. Au moins un groupe de migrants francophones venus de l'Europe est connu, celui des Meurons (ou soldats du régiment suisse de Meuron) que l'on retrouve donc au Manitoba. Par la suite, certains auteurs parlent de la peur de voir le Manitoba devenir une province francophone. Il y a en effet une migration massive d'anglophones à la fin du 19e siècle et les francophones passent alors de 50% à moins de 10% de la population. L'enseignement du français est même interdit. En ce qui concerne le sujet de cette page, la migration européenne francophone semble faible. Il en est de même pour les autres provinces de l'ouest.

Rappelons qu'à l'ouest du Québec nous trouvons:

Autres ressources sur le Canada: voir le CanadaGenweb
Liste des associations de généalogistes franco-canadienne (hors-Québec)


[Page d'accueil - Le cousin d'Amérique]
[Page d'accueil - Site FrancoGène]
[Sorry, no English version available]

www.francogene.com/rech-am/canada.php
(Copyrights) 1999 Denis Beauregard