Pourquoi fait-on de la généalogie ?

C'est une question qui revient souvent.  Je vais essayer d'y répondre en énumérant plusieurs réponses possibles.  L'ordre de présentation est aléatoire et la plupart des généalogistes devraient se reconnaître dans plusieurs catégories.

La présente est une synthèse sur laquelle je cogite depuis quelques années.  J'y ajouterai éventuellement quelques anecdotes et d'autres raisons possibles.  Si ce texte est trop sec, vous pouvez lire les opinions d'internautes telles que rassemblées par Emmanuelle Visseaux sur sa page www.chez.com/ect/pourquoi.htm où vous trouverez déjà un bon nombre d'anecdotes et d'opinions.

1. Mieux se connaître

Savoir d'où l'on vient pour mieux savoir où l'on s'en va.  Entre nous, on n'en apprend pas beaucoup plus sur nos proches, mais, parfois, une anecdote savoureuse aurait été perdue si nous n'avions pas fait d'entrevue avec les aînés.

2. Retrouver sa famille virtuelle

Certains parlent d'une famille virtuelle, qui existe sur papier mais qui ne sera jamais réunie, étant constituée de personnes décédées en grande partie.  En fait, certains solitaires qui s'ennuient quand il y a trop de personnes autour d'eux, et qui aiment bien fréquenter ces gens qu'ils aiment bien.  Alors, ils construiront leur généalogie à leur rithme, scrutant patiemment chaque document, sans se préoccuper de la foule autour d'eux.

3. Rencontrer sa famille réelle

La vie moderne est telle que nombre de déracinés ont quitté la campagne ou une petite ville tranquille pour se retrouver dans une mégapole sans personnalité.  En faisant sa généalogie, les racines sont reconstruites et la chaîne coupée retrouve ses anneaux manquants.  D'ailleurs, plusieurs renouent, souvent via l'Internet, des liens qui étaient naturels il y a quelques décennies seulement.

4. Vivre sa retraite

Il y a quelques années à peine, la généalogie était surtout une passion pour retraités.  En effet, faute de catalogues pour y cueillir des informations rapidement, le généalogiste devait utiliser la patience pour lire les registres page par page et remonter lentement chaque nouvelle génération.  Le retraité était alors privilégié car il pouvait par exemple aller aux archives alors que la plupart des gens travaillaient pour gagner leur croute.  À cette époque, autant le retraité avait besoin d'une activité comme la généalogie pour remplacer son emploi, autant la généalogie avait besoin d'habitués pour s'épanouir.  Aujourd'hui, les conditions ont évolué.  Ainsi, il est de plus en plus fréquent que les centres d'archives soient ouverts le soir, le samedi ou le dimanche; les registres sont microfilmés dans un nombre grandissant d'endroits, permettant leur consultation à distance; les relevés se multiplient.  Mais, si la généalogie s'est rajeunie, les retraités ne l'ont pas oubliée.

5. Chercher des trésors

C'est bien votre arrière-grand-oncle qui était corsaire sur les mers du Sud et propriétaire d'un grand coffre rempli de pièces d'or?  Alors, recherchez, parmi tous les vieux papiers qui traînent au grenier, la carte du trésor avant que celui-ci ne soit découvert par hasard.  De façon plus pragmatique, il existe un grand nombre de comptes de banque abandonnés et qui attendent qu'un généalogiste identifie les héritiers de leur propriétaire légitime pour partager le magot.  Il y a bien d'autres sortes de trésors imaginaires, comme ceux qui s'imaginent faire fortune en devenant généalogistes professionnels; mais cela, c'est une autre histoire!

6. Jouer au détective

La plupart des gens n'aiment pas se retrouver au milieu d'une scène de crime, surtout si le sang y coule trop allègrement.  Mais, ils veulent quand même enquêter.  La généalogie leur donne un terrain idéal pour cette activité.  Pratiquement sans danger, la généalogie est riche de mystères et d'énigmes à résoudre.  Il faut dire que parfois, nos ancêtres n'ont pas voulu tout dire au curé, ont laissé un héritier dans la nature ou bien ont manqué de mémoire quand ils ne savaient tout simplement pas la vérité.

7. Reconstituer un casse-tête

Ce qu'il y a de pratique dans un casse-tête de 500 morceaux, c'est qu'il est terminé quand on place le 500e morceau.  Le généalogiste a de nombreuses occasions de remettre en place toutes les pièces.  Qu'il s'agisse de ses propres ancêtres qui se sont promenés un peu trop loin ou des habitants de son village qui ont la mémoire bien fragile, le nombre de morceaux n'est pas fixe, mais en théorie, chaque morceau va à un endroit bien précis.

8. Partager ses connaissances

Dès que l'esprit d'équipe est en place dans un forum public, beaucoup se font un devoir ou une habitude de dépanner les autres.  D'autres publieront toutes leurs données sans attendre et en faisant une mise à jour dès qu'ils auront trouvé un nouvel ancêtre.  Certains publieront sur Internet, d'autres dans les revues spécialisées ou dans des bouquins, sur CD-ROM, etc.  Les formes que peut prendre la communication sont assez nombreuses.  Le geste n'est pas toujours gratuit.  Si quelques-uns espèrent faire tourner les cliquodromes de leur site Web, d'autres ont un but moins pécunier, celui d'attiser la sympathie des autres quand ils poseront eux-même une question méritant réflexion et déplacement.  Il y en a encore qui répondent par réflexe ou habitude, et même qui le font par vantardise.  Ne recherchons donc pas la raison de la réponse et contentons-nous de nous assurer que ... c'est la bonne réponse!


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